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L’histoire de la moto de 1869 à nos jours !

Aussi belles et sophistiquées qu’elles soient aujourd’hui, les motos sont le résultat d’une longue évolution, qui remonte à trois siècles en arrière. Voici l’histoire de la moto.

Les débuts au dix-neuvième siècle

La première moto, généralement considérée comme la plus ancienne au monde est la Perreaux de deux roues qui tient son nom de celui de son inventeur, Louis Guillaume Perreaux. Elle est dotée d’un moteur à vapeur installé joyeusement sous la selle. On lui associe souvent le nom de Michaux. Le brevet n° 83691 qui en a été déposé auprès de la Préfecture de la Seine date du 16 mars 1869 et fait suite à un procès-verbal le 26 décembre 1868.

Vers 1869, l’Américain Roper construisit aussi une moto de deux roues à vapeur, mais moins évoluée et moins aboutie que la Perreaux contemporaine. Par conséquent, sa création n’était vue que comme une attraction de foire.

En 1885, la première moto dotée d’un moteur à pétrole a été conçue par l’allemand G. Daimler dans le but d’en tester le moteur fonctionnant au pétrole. Il réalisa donc un moteur 4 temps, de 264 cm3, qu’il place sur un vélocipède en bois, de quatre roues au total puisqu’équipée de deux roues stabilisatrices.

Léon Serpollet inventa en 1887 la chaudière à vaporisation instantanée, qu’il installe sur un tricycle. Le problème avec les moteurs à vapeur de l’époque était le poids et l’encombrement que représentait la chaudière sur les véhicules légers.

Le Français Félix Millet réalise et vend quelques exemplaires d’une moto équipée d’un moteur à cinq cylindres en étoile et fonctionnant au pétrole. Le moteur pouvait être placé dans la roue arrière dans le cas des bicycles ou dans la roue avant dans le cas des tricycles. Il était également équipé d’un allumage électrique à l’aide d’une étincelle fournie par une pile Bunsen.

La moto qui bénéficia du premier véritable réseau de vente de l’histoire fut l’invention de Hildebrand et Wolfmuller en 1894.

Dotée d’un seul cylindre au départ, elle possédera un moteur bicylindre à quatre temps de 1490 cm3 qui était suspendu sous le cadre et refroidi par de l’eau provenant d’un réservoir dans le garde-boue arrière. Cette moto fut diffusée en France sous le nom de « La Pétrolette ». Le terme est resté dans le langage courant et même mentionné dans les dictionnaires pour désigner une moto rudimentaire.

Après le brevetage d’un moteur Ixion par Léon Cordonnier en 1897, les frères Werner (France) commercialisent un cycle à moteur placé au-dessus de la roue avant auquel ils donnèrent le nom de « motocyclette ». Elle était très peu fiable à ses débuts puisqu’elle obligeait à effectuer des interventions mécaniques fréquentes.

La nouvelle tournure au vingtième siècle

En 1907, New Era (Grande-Bretagne) introduit le changement de vitesse au pied. Norton remporte le premier « Tourist Trophy » avec une moto dotée d’un moteur. La Peugeot, bicylindre en V.En 1909, Miyapet, une des premières firmes de motos japonaises vient marquer la présence du Japon parmi les constructeurs internationaux. Vers 1913, aux États-Unis, Bayley-Flyer équipe sa moto d’une boite de vitesses à 2 rapports à sélection automatique alors que Cyclone réalise le premier bicylindre en V à distribution par A.C.T.

Pour une compétition en 1920, Rudge utilise un monocylindre à 4 soupapes par cylindre, disposées radialement. Et Superb Four (Grande-Bretagne) fabrique un moteur à quatre cylindres à A.C.T. commandé par courroie.

Les inventions et améliorations se sont ainsi multipliées principalement au Japon, en France, en Grande-Bretagne et aux États-Unis jusqu’au dernier tiers de siècle où de vraies innovations technologiques se sont opérées. Il s’agit principalement des suivantes :

Moteur quatre cylindres et frein à disque : Honda CB 750 (1969)

Culasse 4 soupapes par cylindre : Yamaha XS 500 (1974)

Boîte de vitesse automatique : Honda CB 750 A (1976)

Injection électronique : Kawasaki Z 1000 H (1979)

Moteur turbocompressé : Honda CX 500 (1981)

Cadre en aluminium : Suzuki RG 250 Gamma (1984)

Cadre périmétrique en aluminium, valve à échappement : Yamaha FZR 1000 (1987)

Fourche inversée : Suzuki GSX-R 750 et Kawasaki ZX-R 400 (1990)

Monobras avant : Gilera CX 125 (1991)

Antipatinage et freinage coulé : Honda ST 1100 (1992)

Embrayage antidribble : Aprilia RSV 1000 (1998)

Les innovations au vingt-et-unième siècle

Dès les débuts 21e siècle, la technologie a pris une nouvelle tournure et ceci a donné naissance aux performances que nous observons aujourd’hui. Ainsi la moto en a fait du chemin !!!

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Pierre

J'adore les voitures et encore plus les motos ! Je touche à tout, je les customise, les répare, je suis un grand fan de tuning. Ces engins n'ont donc plus aucun secret pour moi !

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