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Jeune conducteur : comment choisir une assurance auto selon ses besoins ?

Choisir un contrat d’assurance auto adapté à ses besoins peut s’avérer un véritable parcours de combattant, surtout pour les jeunes conducteurs. Étiquetés comme profils à risques auprès des compagnies d’assurance, ceux-ci sont à 25 % impliqués dans les cas d’accidents graves. Ce taux de sinistralité relativement plus élevé que la moyenne et lié au manque d’expérience des conducteurs novices pousse les assureurs à leur imposer le paiement d’une surprime.

Tout en veillant à ne pas choisir des protections inadaptées, voici quelques démarches pour dénicher l’assurance automobile selon son profil de jeune conducteur.

Comprendre son profil de jeune conducteur

Pour choisir convenablement son assurance auto, il est essentiel de comprendre le profil de jeune conducteur qui est rattaché à sa personne. Déjà, vous devez comprendre que ce statut n’est en rien lié à votre âge. Il est plutôt défini par l’expérience de conduite que vous avez à votre actif. On parle aussi de conducteur novice. D’un point de vue technique, les assureurs considèrent comme jeune conducteur :

  • tout conducteur ayant un permis de conduire de moins de 3 ans ;
  • tout automobiliste n’ayant conduit que des véhicules de fonction non assurés en son nom sur les 3 dernières années ;
  • tout conducteur forcé de repasser les phases théorique et pratique du permis de conduire après l’annulation de celui-ci ;
  • tout usager n’ayant jamais souscrit un contrat d’assurance.

Aux yeux des compagnies d’assurance, ces caractéristiques témoignent de l’inexpérience du jeune conducteur. Elles estiment alors qu’un risque plus élevé est associé à leur mode de conduite, d’où l’idée d’une surprime pour compenser la prise de risque.

La surprime est une majoration dont le taux décroît chaque année de la moitié, à moins d’être responsable d’un accident durant cette période. Elle part généralement d’une majoration maximale de 100 % la première année pour passer à 50 %, 25 % et 0 % respectivement la 2e, la 3e puis la 4e année. Toutefois, pour vous assurer une meilleure tarification lors de la souscription de votre assurance auto, vous trouverez ici quelques astuces qui marchent.

Choisir la formule d’assurance auto la mieux adaptée

Pour qu’elle soit adaptée au jeune conducteur, la formule d’assuré à retenir doit répondre parfaitement à ses différents besoins. Qu’il s’agisse d’un conducteur novice ou expérimenté, les assureurs proposent généralement trois formules. Tout en essayant de maîtriser le surcoût, vous pourrez choisir entre l’assurance au tiers, l’assurance au tiers étendu et l’assurance tous risques.

Si l’idée est d’alléger la note tout en considérant le niveau de risque, le jeune conducteur devra ici faire des compromis quant aux protections dont il souhaite bénéficier.

L’assurance auto au tiers

Encore connue sous l’appellation d’assurance responsabilité civile, l’assurance au tiers reste incontestablement la moins chère. En matière de couvertures, celle-ci offre le minimum obligatoire qui peut être proposé au jeune conducteur en toute légalité.

Outre la prise en charge des frais rattachés à votre personne, l’assurance au tiers ne couvrira que les dégâts matériels causés au tiers en cas d’accident survenu par votre faute. Vous n’obtiendrez donc aucun remboursement sur les frais engagés pour la réparation de votre véhicule.

Bien que la couverture soit moins large et que les franchises à payer généralement très élevées, cette formule permet au jeune conducteur de prendre la route en toute sérénité.

L’assurance au tiers étendu

Moins connue que les autres formules d’assurances auto, l’assurance au tiers étendu est à cheval entre l’assurance au tiers et l’assurance tous risques. À ce titre, elle est également connue sous le nom d’assurance intermédiaire.

En plus de bénéficier de la couverture contenue dans la formule d’assurance au tiers, le jeune conducteur pourra opter pour des garanties supplémentaires utiles. En cas de sinistres, les dommages causés sur votre véhicule seront pris en charge, et ceci en fonction du type de garanties auquel vous souscrivez.

Celles-ci peuvent ainsi vous aider à réduire les frais à prendre en charge en cas de vol, de bris de glace, d’incendie, etc. À condition de disposer du budget requis, cette option demeure une excellente alternative pour les jeunes conducteurs.

L’assurance tous risques

Contrairement aux autres formules, l’assurance tous risques garantit une couverture quasi complète. Vous n’avez donc pas de quoi vous inquiéter même lorsque vous serez impliqué dans un cas de sinistre responsable ou non. En plus de prendre en charge des dégâts causés aux tiers, elle permettra aussi de couvrir tous les dommages subis par le véhicule de l’assuré.

Considérant l’inexpérience de conduite et le taux de sinistralité élevé qui caractérisent le jeune conducteur, la prime à payer est souvent très fortement majorée. Elle n’est de facto accessible qu’aux personnes disposant d’un grand budget.

Comparer les offres pour trouver le meilleur contrat

C’est un fait : souscrire une assurance jeune conducteur auprès de la compagnie d’assurance de ses parents permet de bénéficier d’un tarif préférentiel. Toutefois, ceci n’est pas toujours gage de l’obtention du meilleur rapport garanties/services/prix.

Si vous êtes un conducteur novice à la recherche de la meilleure offre d’assurance auto au meilleur tarif, comparer plusieurs offres est généralement la meilleure démarche à adopter. La disponibilité des comparateurs d’assurance en ligne facilite grandement la réalisation de cette étape.

Ces comparateurs très performants permettent de visualiser une majeure partie des offres proposées par les meilleures compagnies du marché. Il suffira de renseigner via un unique formulaire le profil du jeune conducteur tout en indiquant les garanties et services auxquels l’on souhaite avoir accès. Ces différentes simulations permettront ainsi d’obtenir plusieurs devis répondant convenablement à vos besoins de jeune conducteur.

Et si vous désirez réduire la surprime lors de la tarification de votre assurance auto jeune conducteur, pensez déjà à l’application de quelques astuces.

Opter pour l’apprentissage anticipé de la conduite

Critère de tarification peu connu du public, le mode d’obtention du permis de conduire ne doit pas être négligé. Si l’apprentissage classique à l’auto-école reste le plus connu, le cursus d’apprentissage anticipé de la conduite (AAC) demeure l’option la plus bénéfique. Il est encore connu sous le vocable de « conduite accompagnée » et permet de réduire efficacement le taux de sinistralité du jeune conducteur.

Selon de récentes statistiques, avec une conduite accompagnée, un conducteur novice est 5 fois moins exposé aux risques d’accident qu’un conducteur de la filière classique. De facto, son profil est considéré comme plus expérimenté, ce qui lui permet de bénéficier de l’indulgence des assureurs sur le tarif qui lui sera appliqué.

Au-delà de ces réductions, la conduite accompagnée permettra au jeune conducteur de minimiser la surprime liée à son inexpérience et dont le principe est expliqué sur ce site. La première année, le taux de majoration sera de 50 % et passera successivement à 25, 12,5 et 0 % lors des 3 années suivantes.

Choisir convenablement le véhicule du jeune conducteur à assurer

L’un des principes de tarification en assurance automobile est de prendre le moins de risques possible, et le cas du jeune conducteur ne déroge pas à la règle. En tenir compte lors du choix de votre véhicule permet généralement de minimiser la prime à payer. Voici quelques critères de choix.

Opter pour un véhicule de faible valeur

En cas de sinistre, les coûts de réparation d’un véhicule neuf peuvent être onéreux. En tenant compte de ce facteur, la prime calculée par l’assuré sera certainement élevée. Pour obtenir une assurance auto jeune conducteur pas cher, optez pour un véhicule d’occasion. Celui-ci ayant une cote de valeur relativement faible, il pourra être assuré à moindre coût. Là encore, il faudra privilégier un modèle ayant un important kilométrage.

Débuter avec un véhicule de faible puissance

Fait indéniable, les véhicules dotés d’une très grande puissance présentent un risque plus élevé d’accident, toutes catégories de conducteurs confondues. Associé à l’inexpérience du jeune conducteur, un véhicule de grande puissance pourrait faire d’énormes dégâts. À cet effet, plusieurs compagnies limitent la puissance assurable par un jeune conducteur à 6 CV. Pour un début au volant, choisissez donc un véhicule à faible puissance.

Préférez un véhicule à moteur essence

À puissance égale, l’assurance d’un moteur diésel présente un surcoût de plus de 10 à 15 % de plus qu’un moteur à essence. Ceci s’explique notamment par le fait que la réparation d’un véhicule à moteur diésel implique des frais plus élevés que celle d’une voiture à essence. Pour une prime d’assurance moindre, un véhicule à moteur essence reste plus indiqué.

Adopter de bons réflexes

En plus de respecter la règlementation en rapport avec le jeune conducteur détaillée ici, le conducteur novice devra adopter quelques bons réflexes.

Ajuster les garanties et les franchises

Dans la mesure où vous avez opté pour un véhicule d’occasion, une simple assurance au tiers étendu suffira. Ce réflexe permettra de négocier des garanties nécessaires pour adapter votre contrat à vos besoins.

De même, il est recommandé d’ajuster le montant des franchises selon la garantie souscrite. Par exemple, vous pourrez vous créer un contrat sur mesure en négociant l’augmentation ou la baisse du prix de certaines franchises.

Faire preuve d’une conduite responsable

Pour favoriser la baisse normale de la surprime du jeune conducteur, il est important d’adopter une conduite responsable. Au volant, évitez toute distraction et veillez au respect du Code de la route. Ceci évitera tout accident responsable et vous préservera d’éventuels malus pouvant conduire au retrait de votre permis de conduire.

Opter pour un règlement à l’amiable de certains sinistres

Contrairement à l’habitude du grand nombre, évitez de faire jouer l’assurance sur tous les accidents dans lesquels vous êtes impliqué lorsque vous êtes jeune conducteur. Pour les petits sinistres responsables, privilégiez un règlement à l’amiable pour le dédommagement du tiers.

Il vous reviendra toutefois de faire les calculs requis pour prendre la bonne décision. Pour vous assurer de l’opportunité de la décision, le montant des réparations à faire doit être inférieur au surcoût engendré par le malus.

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